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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 12:08

0007 - Copie       Vendredi 15 avril : Conférence sur les fouilles du "Palais des sports/coliseum" à Amiens par Eric Binet

 

 

illustration 1

 

Ce sont les terrassements liés à la reprise et l’extension du Centre Sportif P. de Coubertin, dans le centre ville actuel d’Amiens, qui ont motivé l’opération archéologique du «Palais des Sports/Coliseum». Ces travaux étaient susceptibles de détruire des vestiges de la ville antique, Samarobriva, sur près d’un hectare. Une première série de sondages a été effectuée en 1990 par Noël Maheo. Ces derniers se sont révélés positifs et ont permis de confirmer que le secteur concerné par le projet se situait bien au sein de la ville gallo-romaine. Une campagne d’évaluation du potentiel archéologique a ensuite été menée d’août à novembre 1992 par une équipe de l’Afan. La fouille proprement dite s’est, quant à elle, déroulée de mai 1993 à mars 1994.

 

La surface importante et le bon état de conservation des vestiges ont été des facteurs déterminant dans la compréhension du site, riche en renseignements au sujet des débuts de l’urbanisation, de l’organisation et de l’évolution d’un quartier entre sa création, vers le début de notre ère, et son abandon, un peu avant la fin du IIIe s. ap. J.-C.

 

Durant la première moitié du Ier siècle ap. J.-C., plusieurs parcelles, qui vont perdurer jusqu’à l’abandon du quartier, sont délimitées par des fossés ou, plus rarement, par des palissades. Elles renferment plusieurs bâtiments, ainsi que des fosses et des silos. Ces derniers ont livré un matériel abondant nous permettant d’obtenir une vision assez précise de cette première occupation à l’aspect plutôt rural, dont l’arasement intervient vers 50/60.

 

C’est donc vers 60 qu’apparaissent les premières maisons partiellement en dur. Les demeures dégagées, majoritairement dotées de sols en terre battue, étaient édifiées en grande partie à l’aide de charpente en bois et murs en torchis. Cela n’excluait pas l’utilisation de la pierre, notamment de la craie, pour la construction de certaines parties remarquables des édifices, comme des entrées monumentales.

 

Les évolutions chronologiques et spatiales de 9 maisons ont pu, pour la première fois à Amiens, y être appréhendées sur près de trois siècles. Ces vastes domus, dont la superficie au sol variait de 450 à plus de 2800 m2, appartenaient à des personnes d’un rang social élevé.

 

rap-copie-1    (Maison I, état III - vue générale des pièces de l'aile nord et d'une partie du péristyle - photo Eric Binet)

 

Les salles du secteur privé de la maison s’ouvraient vers l’intérieur de la propriété, longées par un portique qui les séparait d’une vaste cour intérieure. Le long des façades, d’autres pièces s’ouvraient sur le trottoir, lui aussi couvert. Ce pouvaient être des boutiques ou de petits ateliers artisanaux.

 

La plus vaste unité intégralement dégagée, qui couvrait une surface de 2800 m2, a permis de comprendre le principe directeur de la disposition de ces demeures : rendre la richesse du propriétaire visible depuis la rue. C’est pourquoi les pièces d’apparat, à l’aspect particulièrement soigné, bien que situées au fond de la parcelle, étaient placées dans l’axe de la porte. Cet espace de réception était séparé du vestibule qui précédait une grande pièce tenant lieu d’atrium, par la cour intérieure agrémentée d’une ornementation végétale faisant partie du décorum.

 

Ces belles demeures, qui s’inscrivent dans une tradition architecturale commune à tout l’Empire, concouraient, à l’instar des monuments publics, à donner à certaines parties de Samarobriva un aspect soigné digne d’une des villes les plus importantes de Gaule septentrionale. Cette idée est confortée par l’étude des éléments architecturaux.

 

Cette opération a également permis la découverte de très nombreux fragments de céramiques qui sont autant d’enseignements quant aux modifications des circuits commerciaux ainsi que sur l’évolution de la vaisselle et des modes culinaires. L’étude de la faune apporte également des éléments sur l’alimentation des occupants de ces maisons.

 

illCe sont également près de 1600 «petits objets» qui ont été retrouvés. Qu’ils soient en os, en bronze, en fer, en verre ou en terre cuite, ils sont le reflet de la vie quotidienne des habitants d’un quartier de Samarobriva au Haut-Empire. Ils sont autant de témoignages quant aux préoccupations quotidiennes dans des domaines aussi divers que le domaine social, le domaine domestique, le domaine économique ou le domaine personnel. La rareté et la qualité, tant technique qu’esthétique, de certains d’entre eux renforcent l’argumentation en faveur d’un quartier occupé par des gens relativement aisés.

(ill. Harpocrate en ivoire - coll. Musée de Picardie ; cliché Musée de Picardie)

 

Cette opération d’archéologie préventive a permis de renouveler et d’accroître considérablement nos connaissances sur Amiens à l’époque gallo-romaine dans de nombreux domaines.

fibule2    (Fibule en bronze étamé en forme d'oiseau, pigeon ou aigle ; vers 80 ap JC ; collections du Musée de Picardie, cliché Musée de Picardie)

 

Les résultats des différentes études sont désormais livrés au public dans un numéro spécial de la Revue Archéologique de Picardie. Nous vous proposons une présentation de ces recherches, qui ont duré plusieurs années, à l’occasion de la sortie de cette monographie.

numero-27-2010

 

Revue Archéologique de Picardie


 

 


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 11:35

logo CIRAS-copie-1      Conférence du vendredi 18 mars 2011

 

 

Vendredi 18 mars, Bernard Randoin est venu nous présenter les fouilles en Roumanie, le tell néolithique et chalcolithique d'Hârsova, l'un des sites majeurs de Roumanie, est situé sur le territoire d'une commune particulièrement riche en sites archéologiques de toutes périodes, sur la rive droite du Danube, à environ 70 km à vol d'oiseau de la Mer Noire.

Si vous n'avez pas pu y assister, ou si vous voulez des détails complémentaires, vous pouvez aller sur le site d'Harsova :

 

 

 http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/harsova/fr/f-temps.htm

 

Quelques photos

 

DSC04064

 

DSC04068

 

DSC04066

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 18:10

logo CIRASLe programme des prochaines activités du CIRAS

 

Conférences :

Vendredi 18 mars : Les fouilles en Roumanie par Bernard Randoin

 

Vendredi 15 avril : les fouilles du palais des sports à Amiens par Eric Binet

 

Le week end des 21-22 mai : A l'occasion du week end de portes ouvertes de l'archéologie, visite de l'exposition sur Boves au musée de Picardie (le musée sera gratuit à cette occsion) et visite de l'exposition à Glisy (fouilles de la zone industrielle).

 

 

Dimanche 26 juin : visite du chantier du chaland des Ambiani à Pont Rémy à l'occasion des portes ouvertes.

Photo 025

 

Au programme de Cinarchéo :!

 

Vendredi 1er avril : Lascaux, un nouveau regard de Jacques Willemont, qui sera présent pour commenter le film  

 
 

 

 

Vendredi 6 mai : Le donjon de Vincennes, les coulisses d'une restauration, avec Jean Chapelot, directeur de recherche au CNRS et conseiller scientifique du film.

 

Vendredi 3 juin : Le bouclier de Bobigny avec l'archéologue Yves le Béchennec.

 

exp-rimentation bouclier gaulois     exp-rimentation bracelet de verres(2)

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 18:22

logo CIRASLa prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 18 mars (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida, 61 rue Saint-Fuscien). Elle sera animée par Bernard Randoin, Ministère de la culture et de la communication, Direction générale du patrimoine, Sous-direction de l’archéologie, Paris.

 

 

VIVRE AU BORD DU DANUBE IL Y A 6500 ANS



Le tell néolithique et chalcolithique d'Hârsova, l'un des sites majeurs de Roumanie, est situé sur le territoire d'une commune particulièrement riche en sites archéologiques de toutes périodes, sur la rive droite du Danube, à environ 70 km à vol d'oiseau de la Mer Noire.

Les premières recherches archéologiques (1961-1963, 1971 et 1975) ont permis de mettre en évidence la complexité et la richesse des dépôts archéologiques. Les recherches ont été reprises en 1985 par un collectif de spécialistes du Musée National d'Histoire de la Roumanie et du Musée d'Histoire Nationale et d'Archéologie de Constanta. Deux zones de fouilles, couvrant une superficie de 700 m2environ, ont été ouvertes. Depuis 1993, un programme de coopération archéologique franco-roumain, a été mis en place. Outre un échange permanent de point de vue entre les chercheurs roumains et français sur les aspects méthodologiques à mettre en œuvre pour une optimisation de l'acquisition des données stratigraphiques et ethnographiques, cette fouille, qui a reçu le label de chantier archéologique pilote pour la Roumanie, est un lieu privilégié de formation pour les étudiants roumains en archéologie. 

harsova-strati

Le site de Hârşova est exceptionnel par sa stratigraphie qui approche les 14 mètres de hauteur. À sa base, les trois premiers mètres du dépôt archéologique appartiennent aux deux dernières phases de la culture Boian (première moitié du Ve millénaire avant notre ère) à laquelle se mêlent des importations attribuées à la culture Hamangia qui semble être la première culture néolithique à s'installer sur la côte occidentale au néolithique moyen (seconde moitié du VIe millénaire). La période la plus importante de l'évolution du site est celle attribuée à la culture Gumelnita (entre le début du Ve millénaire et le début du IVe millénaire) qui se développe sur une épaisseur de presque 7 m. Ces occupations sont surmontées (sur presque 1,50 m) par des niveaux de la culture Cernavoda I (courant du IVe millénaire). Ces niveaux supérieurs du tell ont été fortement bouleversés par les occupations postérieures, de l'Âge du Bronze jusqu'à la période contemporaine, et ont livré peu de structures intactes.

 

Pour plus d'informations, cliquez sur le lien


http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/harsova/fr/f-temps.htm

 

 

 

MNIR n° 102312, haut. 28 cm



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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 15:45

Actualité de la délégation archéologique française en Afghanistan CONF’érence 21 JANVIER 2011
La prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 21 janvier (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida,
61 rue Saint-Fuscien). Elle sera animée par Philippe Marquis (Directeur de la Délégation archéologique
française en Afghanistan.

 

toto.jpgCréée en 1922 la délégation archéologique française
en Afghanistan est un acteur essentiel de la recherche
archéologique en Afghanistan. Après une interruption de
20 ans (1982-2002) la DAFA a repris ses activités , avec
de grands programmes scientifiques dans le Nord de
l’Afghanistan ( le site de Bactres ) mais aussi en coopérant
avec les autorités afghanes pour la mise en place
d’opération d’archéologie de sauvetage et de formation
des archéologues afghans.
Institut de recherche français, la DAFA est financée par le Ministère des affaires étrangères mais se révèle être de plus en plus l’interface entre les autorités afghanes responsables du patrimoine et les différents états de la communauté internationale présents en Afghanistan (USA, Allemagne, Italie, etc…). A la demande des autorités afghanes, la DAFA participe avec les archéologues de l’Institut afghan d’archéologie à la mise en place d’un programme d’archéologie préventive sur le site de Mès Ainak (province
du Logar).
Signalé dès les années 60, Mès ainak est un vaste complexe minier exploité pendant l’antiquité
(IIéme siècle ap. J.C.- VIIéme siècle ap.J.C.) auquel est associé une petite agglomération “industrielle”.
Des reconnaissances effectuées à partir de 2009 par nos collègues afghans ont permis d’identifier
deux monastères bouddhiques dont la très riche décoration illustre bien l’importance de ce site.
Des études récentes ont permis d’établir que le gisement de minerai de cuivre se trouvant à cet
endroit constituerait la deuxiéme réserve mondiale de ce métal. L’exploitation de cette mine a été
concédée à une compagnie chinoise (MCC) qui devrait commencer à extraire le minerai dès 2012.
L’évaluation archéologique qui a été effectuée fin 2010 a montré que la superficie totale du site archéologique
couvrirait plus de 400 000 m2 avec par endroit des dépôts archéologiques pouvant atteindre
15m d’épaisseur. En six mois de fouille plus de quatre cent statues de terre crue ont été dégagées ainsi
que des statues en pierre, des peintures murales et des manuscrits. D’ores et déjà l’importance des
résultats font de Mès Ainak un site majeur du patrimoine afghan et un jalon essentiel dans l’étude de la
diffusion du bouddhisme dans la région.
Dans le contexte difficile qu’est celui de l’Afghanistan d’aujourd’hui le site de Mès Ainak illustre
bien les enjeux d’une bonne gestion du patrimoine culturel et les conséquences à long terme que celleci
peut avoir pour la reconstruction d’un pays en crise.
Statue de bouddha en argile in situ dans une chapelle)
4 FEVRIER 2011 : ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DU C.I.R.A.S.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 11:07

logo CIRAS-copie-1Le gisement paléolithique de Kalavan 1 (Arménie)
CONF’érence

 

10 DECEMBRE 2010

 

La prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 10 décembre (20 h 30) à la DRAC (Salle
Robida, 61 rue Saint-Fuscien). Initiant le cycle “Fouilles françaises à l’étranger”, elle sera animée par
Cyril Montoya (ingénieur de recherche à la DRAC Picardie / LAMPEA — UMR 6636).


La mission archéologique « Caucase » du Ministère des Affaires Etrangères, dirigée par C. Chataigner en collaboration
avec B. Gasparyan de l’Institut d’Archéologie d’Erevan, a pour objectif de découvrir et d'étudier les cultures qui se sont développées10122010photo en Arménie, dans la partie méridionale de l’isthme du Caucase, entre le Paléolithique et le début du Bronze Ancien et de préciser les échanges qui ont pu exister entre le Petit Caucase et les deux grandes régions qui l’entourent : le bassin de la mer Noire et les plaines de l’Europe au nord, le proche-Orient au sud.
Parmi les opérations archéologiques figure celle concernant le site de plein air de Kalavan 1 (1650 m. alt.), situé sur la rive nord du lac Sevan, au sein de la chaîne de montagne de Aregunyats. Il a été découvert en 2004 par un habitant de Kalavan à la suite de travaux de terrassements liés à l’aménagement d’une piste forestière. Les premières investigations archéologiques sous la forme de sondages ont été menées dès 2005. Les sondages réalisés en 2005 et 2006 ont permis de révéler l’existence du potentiel archéologique du gisement avec la mise au jour, d’une part d’une nécropole du Bronze ancien (Culture Kuro-Araxe) et d’autre part, de plusieurs niveaux d’occupations du Paléolithique supérieur. Suite à la fouille de la nécropole de l’age du Bronze, une première fouille extensive du gisement fut entreprise en 2008 et 2009
sous la direction de C. Montoya. Ces investigations ont permis de mettre en lumière un gisement de 14 000 ans bien conservé avec la présence de plusieurs zones de combustion, amas lithique et de faune structurant l’espace d’un campement de chasseurs. Les premières études de l’industrie lithique et de la faune permettent de proposer des hypothèses préliminaires sur la fonction du gisement et d’appréhender les comportements socio-économiques des préhistoriques de Kalavan. L’ensemble de ces éléments autorise en outre de replacer le campement dans son contexte régional et, à plus large échelle, de manière inédite, d’étendre les « limites » orientales de l’aire culturelle épigravettienne. Kalavan 1 est d’autant plus important qu’il est, en l’état actuel des connaissances, le premier gisement du Paléolithique supérieur fouillé en Arménie et plus généralement dans le petit Caucase.


PROCHAINE conférence : 21 janvier 2011 : Cycle “fouilles françaises à l’étranger”. Philippe Marquis (Directeur de la Délégation archéologique française en Afghanistan ), la découverte d’un sanctuaire boudhique : la cité des bouddhas afghans.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:53

logo CIRAS-copie-1

Samedi 20 novembre 2010

JOURNEE ARCHEOLOGIQUE DE PICARDIE

 

PROGRAMME


Salle Robida
Direction régionale des Affaires Culturelles
5 rue Henri-Daussy (Salle Robida) à Amiens


9H00 Accueil autour d’un café


9h30 Ouverture de la journée par Marie-Christiane de La Conté, directrice régionale des affaires culturelles de Picardie et Françoise Payen, présidente du Centre interdisciplinaire de recherches archéologiques de la Somme


9h45 L’actualité archéologique en Picardie par Jean-Luc Collart, conservateur régional de l'archéologie


10h00 Bilan de l’actualité archéologique dans l’Oise par Vincent Legros et Cyril Montoya

 

10h10 Habitats urbains romains à Beauvais, Palais épiscopal par Patrice Bertin, SDAO


10h25 La nécropole romaine et mérovingienne de Vendeuil- Caply, Les Marmousets par Daniel Piton


10h40 Occupations médiévales et modernes à Couloisy, Le Village par Louis Hugonnier, Inrap

 

11h00 Pause

 

11h15 L'habitat mérovingien de la rue Louis Prache à Beauvais par Jean-Marc Fémolant, Sébastien Lefèvre, SAB

 

11h30 Bilan de l’actualité archéologique dans l’Aisne par Mariannick Le Bolloch et Jean-Luc Collart

 

11h40 Un habitat de l’âge du Bronze au Parc des Autoroutes à Saint-Quentin, par Yann Lorin, Inrap


11h55 L’oppidum de Villeneuve-Saint-Germain par Ginette Auxiette, Inrap et Pascal Ruby, CNRS

 

 

12h10 DÉJEUNER


14h00 Évolution d’un quartier de Château-Thierry au Moyen Âge : les fouilles de la Madeleine, par Sébastien Ziegler, UACT


14h15 Fouille d’un cimetière d'époque moderne à Bruyères-et- Montbérault, Boulevard urbain par Thierry Galmiche, Pôle archéologique de l’Aisne


14h30 Bilan de l’actualité archéologique dans la Somme par Didier Bayard et Tahar Ben Redjeb


14h40 Le gisement du Paléolithique supérieur final-Mésolithique de Saleux, Les Baquets par Jean-Pierre Fagnart, Conseil Général de la Somme et Paule Coudret


14h55 Un établissement gaulois et du début de l’époque romaine à Amiens, ZAC de Renancourt par Nicolas Cayol, Inrap


15h10 Le cimetière à incinérations d’époque romaine à Méaulte, ZAC du Coquelicot par Nathalie Soupart, Inrap


15h40 Le complexe castral de Boves, Quartier Notre-Dame par Philippe Racinet, UPJV


15h55 La motte castrale de Toutencourt, Le Château par Richard Jonvel, UPJV

16h10 Le Canal Seine-Nord Europe
État du projet Canal Seine-Nord Europe et des diagnostics, par Dider Bayard, SRA coordinateur du projet pour les
services de l’État Le programme archéologique du canal Seine-Nord Europe : aperçu méthodologique du traitement des données par Marc Talon, directeur de projet pour l'opération Canal Seine-Nord Europe et l’équipe Inrap du Canal Seine-Nord Europe

 

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 13:21

logo CIRAS

LES FOUILLES DU CANAL SEINE-NORD


CONF’érence
19 NOVEMBRE 2010


La prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 19 novembre (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida, 61 rue Saint-Fuscien). Elle sera animée par Marc Talon et Gilles Prilaux, coordinateurs, pour l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, de l’opération archéologique.


Le futur Canal Seine-Nord-Europe (CSNE), reliera Choisy-au- Bac (Oise) à Aubencheul-au-Bac (Nord), sur un tracé neuf de
106 km traversant deux régions, la Picardie (sur 80 km) et le Nord- Pas-de-Calais (sur 26 km), mais parallèle à l’actuel canal du Nord. L’emprise du canal proprement dit, soit environ 1200 ha auxquels il faut ajouter 1300 hectares d'aménagements annexes. L'opération archéologique du Canal Seine-Nord, c'est 2500 ha diagnostiqués, environ 250 sites mis au jour et une centaineconf 19112010 qui seront fouillés, en raison de leur intérêt (dont les 4/5 en Picardie). Toutes les périodes, de la Préhistoire à la période moderne sont réprésentées. Même si elles ne sont peut-être pas à la hauteur des prévisions, les accumulations de plusieurs mètres de loess ont néanmoins préservé quelques occupations du Paléolithique. Plusieurs sites mésolithiques ont également été découverts, notamment dans la partie de la moyenne vallée de l’Oise. Leur fouille
permettra d’appréhender une occupation homogène d’un point de vue chronologique de la phase ancienne du Mésolithique du Nord de la France. Quelques petites concentrations de fosses et trous de poteau, plus ou moins dispersées et des monuments funéraires circulaires, sont attribuables à l’ensemble de la Protohistoire ancienne (Néolithique à La Tène ancienne). Des ensembles un peu plus structurés se perçoivent à partir de La Tène ancienne/moyenne : "fermes indigènes" caractérisées par un ou plusieurs systèmes d’enclos fossoyés, enclos funéraires regroupant au total des dizaines de sépultures à incinérations. Les vestiges gallo-romains ont été mis au jour en nombre : des petits établissements caractérisés par des structures assez peu nombreuses et peu spectaculaires à une vaste villa desservie par un aqueduc, petits cimetières à crémation relativement riches, fanum. Au haut Moyen Âge appartiennent des
vestiges plus ou moins conservés, appartenant à des marges d’habitats ou constituant une occupation accompagnée de sa nécropole (au moins 120 tombes).


photo : fouille d’une incinération romaine

PROCHAINE conférence : 10 décembre 2010 : Cycle “fouilles françaises à l’étranger”. Cyril Montoya (ingénieur
de recherche à la DRAC Picardie, responsable des fouilles), le site de plein air de Kalavan 1
(Paléolithique supérieur), en Arménie.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 20:07

logo CIRAS

 

Les sondages archéologiques sur le canal Seine Nord


CONF’érence

2 décembre 2009


Le CIRAS vous convie à la conférence, organisée par le Musée de Picardie, la DRAC et l’Inrap, qui aura lieu mercredi 2 décembre 2009 à 18h30. Entrée gratuite.
Réservations 03 22 97 14 00.


En préalable à la construction du canal Seine-Nord Europe, sous maîtrise d’ouvrage de Voies Navigables de France, l’Inrap conduit le plus grand chantier de diagnostics archéologiques actuellement entrepris en Europe, interventions prescrites par les services régionaux de l’archéologie de Picardie et du Nord-Pas-de-Calais. Prévu entre Compiègne et Aubencheul-au-Bac, cet ouvrage permettra la circulation des péniches à grand gabarit de la Seine à l’Escaut en traversant 66 communes de
l’Oise, de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord. Long de 106 km, le canal achevé aura une largeur de 54 mètres et un tirant d’eau de 4,50 m, il comportera 7 écluses, 3 ponts-canaux, 59 ponts routiers et ferroviaires mais les travaux qu’il implique concernent une emprise d’environ 2 500 hectares, soit en moyenne 25 hectares au km, correspondant à près de trois fois l’emprise d’une autoroute. L’opération de diagnostic archéologique sur le canal Seine- Nord Europe est exceptionnelle par son ampleur, et inclut le tracé principal du canal, les bassins réservoirs, les plateformes multimodales et les zones de dépôt.
Didier Bayard, conservateur de l’archéologie au Service Régional Archéologique de la DRAC Picardie, en charge de la coordination du dossier archéologique pour les services de l’Etat, présentera l’historique et les modalités administratives de cette opération hors normes qui a démarré sur le terrain depuis l’automne 2008 mais qui était en instance depuis plusieurs années. Marc Talon, directeur du projet canal Seine Nord Europe pour l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) décrira le programme de diagnostic mis en place sur l’ensemble du tracé et ses annexes, programme qui mobilise actuellement une soixantaine d’agents répartis en 7 équipes d’archéologues. Il présentera ainsi à la fois les moyens matériels et humains mis en oeuvre sur le terrain mais aussi dans le centre de recherches archéologiques ou vert à Croix-Moligneaux entre Ham et Péronne, aménagé dans un ancien corps de ferme et dédié au programme archéologique du canal Seine Nord Europe.


CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES DE LA SOMME
Correspondance : 5 rue Henri Daussy. 80044 Amiens cedex
mel : francoise.payen7@wanadoo.fr

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 12:17

 logo CIRAS-copie-1
17042009
par association.ciras.over-blog.org

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