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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:42

 

journaux012-copie-1Airaines. Diagnostic d'E. Petit (INRAP) sur 1500 m² (2011).

 

Pour modeste qu'il soit, ce diagnostic a permis de mettre au jour, sur une cinquantaine de m², un fossé orienté nord-est/sud-ouest et deux fossés espacés de 10 m et orientés nord-ouest/sud-est. ils appartiennent probablement à un réseau parcellaire. Le comblement du premier a livré trois tessons qui pourraient être de La Tène ancienne, les deux autres montrent des traces de curage à la période gallo-romaine.

 

Captureairaines.JPGTrace des deux fossés se recoupant à angle droit. Cliché Inrap.



Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:31

 

 

journaux012-copie-1 

Brève archéologique

 Buigny-Saint-Maclou/Drucat. Diagnostic d' A. Dubois (Inrap) sur 10 ha (2011).


*Un établissement rural de La Tène C2/D1 (surface > 4500 m²) est caractérisé par un enclos limité par un fossé large de 2,30 à 2,50 m et profond d'1,30 m. Dans sa partie interne, notamment dans la moitié sud, ont été mis au jour un bâtiment à trous de poteaux, une structure de combustion, plusieurs fosses et une probable fosse d'extraction de limon. Un réseau de fossés parcellaires se greffe sur l'enclos et se développe vers l'ouest. (surface sup. à  4500 m²) est caractérisé par un enclos.

Capture22.JPGL'un des fossés de l'enclos. Cl.Inrap.


*Plus au nord, une nécropole à incinérations de La Tène C2/D1, protégée par un enclos rectangulaire qui s'étend hors emprise, regroupe au moins quatorze tombes ovales ou sub-rectangulaires qui, pour certaines, se recoupent. Les deux qui ont été fouillées appartiennent pour l'une à un enfant ou immature et pour l'autre à un enfant. Elles ont livré, outre les blocs osseux, déposés dans un contenant en matière périssable, deux et trois vases.

Captureincin.JPGIncinération en cours de fouille. Cl.Inrap.



*Au sud de l'établissement rural, un parcellaire fossoyé antique se développe sur au moins 6 ha. Le mobilier recueilli s'étale de la deuxième moitié du Ier au IIe siècle après J.-C.


Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:25

 

journaux012-copie-1.gif

Brève archéologique.


Le Bosquel. Diagnostic de J.-L. Locht et L. Duvette (Inrap)sur 20 ha (2011 ).

 


*A 5 m de profondeur, un paléosol attribué au stade isotopique 5c ("sol de Bettencourt") a livré deux artefacts lithiques qui pourraient être en position primaire, témoignant ainsi d'une présence humaine aux alentours de 105 000 ans BP.


*Trois structures isolées appartiennent à la période protohistorique : un silo de La Tène C1 et, 70 m au sud-ouest, deux fosses ayant livré quelques fragments de céramique laténienne en surface.

 

bosque siloSilo. Cliché Inrap.

 

 *A l’ouest de l’emprise, une ferme gallo-romaine est inscrite dans un enclos rectangulaire légèrement trapézoïdal (3300 m²) dont le fossé nord-est est doublé. Au nord-ouest, il est doté d'une entrée large d'environ 2,50 m, marquée par deux trous de poteaux. Dans l'aire interne, seul un grenier sur quatre poteaux (2,25 m²) a été observé. Hormis quelques tessons résiduels de La Tène D1, l'essentiel de la céramique recueillie est attribuable à la période augusto-tibérienne, plus particulièrement au règne d’Auguste. La ferme s'inscrit dans un parcellaire matérialisé par quelques fossés suivis sur quelques dizaines de m.


*En bordure est de la Chaussée Brunehaut, un habitat routier a été dégagé sur 400 m de long et une largeur d’environ une trentaine de mètres. Trois bâtiments sur fondations de craie sont répartis le long de celle-ci. Celui qui a été intégralement décapé, de forme rectangulaire (74 m²) a conservé une partie de son élévation constituée de silex assemblés sans mortier. Il est subdivisé en deux pièces d’une superficie inégale. La plus vaste est dotée d’un foyer placé dans l’angle nord-ouest. 150 m au nord, un second bâtimentest associé à un four (forge ?). Dans les espaces intermédiaires, une vaste fosse ovalaire (diamètre = 16 m), quelques fosses dépotoirs et plusieurs fossés plus ou moins perpendiculaires à la voie, ont été mis au jour. La céramique recueillie indique une fréquentation du IIeau milieu du IIIesiècle.

 

bosquel bâtiment

 

Bâtiment gallo-romain. Cliché Inrap.

 Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:10

journaux012.gifBrève archéologique : Bouzincourt  ; diagnostic de L. Blondiau (INRAP) sur 4 ha

 

  • Une fosse a livré en surface du mobilier attribuable au Néolithique final-Chalcolithique-début de l’âge du Bronze. Quelques fosses et trous de poteau pourraient appartenir à cette période
  • A l’ouest de l’emprise, un habitat ouvert du Hallstatt D1-La Tène A1 est matérialisé, sur environ 4000 m², par un ensemble fosses et de trous de poteau répartis de manière assez lâche. Les sondages ont livré du torchis rubéfié, de la céramique et un outil en bois de cerf biseauté.
  • A la Tène moyenne/finale, l'occupation se décale vers le nord. Une ferme indigène est inscrite dans un enclos curviligne (6400m2) qui se poursuit au nord-ouest, hors emprise. L’habitat, qui se développe au centre de l’enclos sur environ 1200 m², est particulièrement dense ainsi qu'en témoignent les nombreux trous de poteaux qui appartiennent à des édifices difficiles à cerner. Certains semblent de grandes dimensions. Le nord-ouest de l'enclos est occupé par des constructions plus légères et le sud par de grosses fosses pouvant indiquer une zone de dépotoir. A l'extérieur, au nord, d'autres bâtiments sur trous de poteaux sont discernables. Le site est toujours occupé à la période romaine : l'utilisation de l'enclos gaulois n'est pas attesté, de nouveaux fossés sont creusés et un parcellaire est peut-être mis en place.
  • Après un hiatus, le site est réoccupé au début du haut Moyen Âge comme l'atteste la présence d'un fond de cabane et d'un trou de poteau attribuable à cette période.
  • Au sud-est de l’occupation principale, quarante structures réparties sur deux axes parallèles distants de 2 m pourraient correspondre à une ancienne haie.

Bouzincourt haie

Emplacement d'une haie ? Cl. Inrap.

 

  •  Quatre tranchées de 1914/1918 ont été repérées. Des fragments de fil de fer, de chaussures et d’obus sont visibles dans les remplissages.

Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 00:00

Le château de Toutencourt,

évolution d' une résidence aristocratique sur motte

Picardie - Somme

XIIè-XVIIIè siècle

par Richard Jonvel

 

 

A 25 km au nord-est d’Amiens, Toutencourt est une commune de 500 habitants dans le canton d’Acheux-en-Amiénois. La paroisse Saint-Léger appartient au diocèse d’Amiens et la cure dépendait du doyenné de Doullens. L’ensemble du terroir, au sein de la châtellenie d’Authie, appartient dès le VIIIe siècle au moins à l’abbaye bénédictine de Saint-Riquier. Le toponyme « Toutencourt » apparaît dans un texte au milieu du XIe siècle mais l’existence d’un château n’est attestée qu’en 1481....

 

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CapturettctVue aérienne de Toutencourt

 

Capturettct2

Fouilles de la motte castrale

 

 

Capturettc

 

 

 

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