Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 17:50

 

journaux012-copie-1

 

Amiens (Le Chemin Noir).

Diagnostic sur 7092 m², préalable à la réalisation d'immeubles avec parkings souterrains (Jean-Luc Locht, Inrap, 2011).

 

 

 

chemin noir

Les sondages profonds ont permis la découverte d'artefacts du Paléolithique en position remaniée, au sein des graviers fluviatiles rattachés à la nappe dite de la Garenne. Leur âge exact est impossible à déterminer, mais, au vu de leur position topographique, il peut être estimé aux alentours de 450 000 ans. Ils témoignent ainsi de la fréquentation de la région par des groupes acheuléens durant les stades isotopiques 12 et 11.

 

                                                    artefact paléolithique. Cl. Inrap.

 


 

chemin noir2Ce diagnostic a permis la mise au jour de l'extrémité sud-est de la grande nécropole qui, d'après les sources et les découvertes anciennes, se développait le long de la voie romaine jusqu'à la rue Abladène. Entre 80 et 100 sépultures, orientées principalement NO-SE et NNO-SSE, alignées en rangées serrées, sont présentes dans l'emprise. La sépulture qui a été fouillée appartient à un homme grand et robuste, relativement âgé, inhumé dans un cercueil en bois. Elle n'était accompagnée d'aucun dépôt funéraire. D'après une datation C14, cette inhumation est datée entre 410 et 580 de notre ère.

 

Sépulture. Cl. Inrap

 

 

Source : rapport de diagnostic.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 14:47

 

journaux012

 

Amiens. Fouille préventive d'Eric Binet (Inrap) sur 380 m² (2010).

 

Cette opération archéologique, menée dans le cadre d'un projet d’aménagement fouille EBINETpaysager de la ZAC « Gare-La Vallée » a permis de compléter les informations obtenues lors de la fouille de l’Ilot de la Boucherie en 2006-2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les traces d'occupations les plus anciennes correspondent à deux fossés de parcellaires, orientés est-ouest, de la première moitié du Ier s. ap. J.-C.

 

 

fouille-E-Binet-2.JPGLe site est ensuite arasé et remblayé pour laisser place à deux bâtiments correspondant aux entrepôts (horrea) dont des vestiges ont été retrouvés sur le site de l’Ilot de la Boucherie. Construits vers 70, ils sont incendiés vers 121/125. Ils sont longés par une voie en terre battue bordée de trottoirs couverts d'un portique.

 

Ci-dessus : Mur de la façade d'un des bâtiments (cl Inrap).

 

 

fouille-E-Binet3.JPG

 

 

 

 

La fouille a également permis de mettre au jour, là où elles étaient attendues, quelques murs et fondations massives en craie damée, postérieures à l’incendie. Elles appartiennent au théâtre en partie dégagé lors de la fouille de l’Ilot de la Boucherie. A noter que le squelette d'une adolescente a été retrouvé dans une des couches de constructions du théâtre.

 

 

Ci-contre : mur interne du théâtre et fondation du mur s'intercalant entre les deux demi-couronnes (cl. Inrap).

 

 

(Source : Rapport final d'opération)

Partager cet article
Repost0
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:10

 

journaux012Abbeville. Diagnostic de V. Lascour (INRAP) sur 1495 m² (2011).

 

Préalablement au projet d’extension du musée Boucher de Perthes, V. Lascour a réalisé un diagnostic sur 1495 m². Les parcelles diagnostiquées se situent dans l'environnement immédiat du beffroi du XIVe siècle.

 

Captureabbeville.JPG       Captureabb2.JPG

Vue du beffroi au XIXe s.

 

Les témoignages les plus anciens (trous de poteaux, grand puits ou citerne, fosses et fossés) sont datés de la période carolingienne.

 

Une occupation des XVe-XVIe siècles, bien conservée, est matérialisée par des murs, des sablières et des niveaux d'occupation.


Captureabb3.JPG

 

L'emprise du diagnostic est traversées par une rivière canalisée, le Taillessac (ou Rabette). Son comblement a livré du mobilier attestant un artisanat varié : cordonnerie avec de nombreuses semelles de chaussures, des lacets, des fragments de sacs, chutes de cuir divers; boucherie avec des demi-crânes de mouton et autres éléments ovins dont plusieurs portant des traces de découpe.


Captureabb4.JPG

 

Dans la partie nord de l'emprise, deux fours de bronzier ont été découverts. Le plus récent est dans un état de conservation exceptionnel. Plusieurs creusets, des scories et des fragments de bronze ont été recueillis dans une fosse dépotoir proche.


Captureabb5.JPG

 

Au pied même du beffroi, dont le soubassement a pu être partiellement reconnu, une grande fosse dépotoir a livré un important mobilier céramique (avec notamment de la vaisselle en grès produite en Normandie) de la fin du XVIe siècle ainsi que quelques jetons de compte et monnaies.


Captureabb6.JPG

 

Le diagnostic a également permis de repérer les aménagements présents sur le cadastre napoléonien ou sur les anciennes gravures : chapelle accolée à l’arrière de l’Hôtel de ville et vestiges de l’aile nord de celui-ci.


Captureabb7.JPG

 

Source : V. Lascour. Abbeville (Somme), 19 rue des Carmes et 24 rue Gontier Patin. Rapport de diagnostic, S.R.A. Picardie, 2011, 166 p., 45 pl.

 

Les clichés sont de l'Inrap.

 

 

Une conférence sur ce diagnostic se déroulera à Abbeville à l'occasion des Journées du Patrimoine (17 septembre à 18 h).

Partager cet article
Repost0
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 19:27

journaux012

 

Chaulnes. Diagnostic d'E. Petit (INRAP) sur 2,2 ha (2011).

 

Au Chemin du Tour de Ville, préalablement à l’aménagement d’un lotissement, E. Petit a réalisé en 2011 un diagnostic sur 2,2 ha. Le site est localisé sur le rebord d'une butte sableuse.

*Quelques rares tessons résiduels pourraient témoigner d'une occupation de La Tène finale.

*Un établissement gallo-romain, étendu sur environ 8400 m², est matérialisé par un bâtiment rectangulaire (72 m²) sur fondations de craie édifié à proximité d'une probable cave (13,5 m²). Il pourrait être associé à ce qui semble être un chemin excavé bordé de deux fossés présentant des recreusements multiples. Au nord, quelques fossés appartiennent probablement à un parcellaire. La céramique recueillie oriente vers une datation allant du milieu du Ier au début du IVe siècle.

 

 

Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

 

Capturechaulnes2.JPG

Fondation très arasée du bâtiment gallo-romain

 

 

chaulnes.JPG

Fragment de sigillée à décor d’applique représentant un personnage certainement barbu et drapé et tenant un bâton ou un sceptre dans la main gauche

Partager cet article
Repost0
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 11:15

 

journaux012

 

Licourt. Fouilles de Ph. Lefèvre (INRAP) sur 1,2 ha (2011).

 

Une nécropole gauloise utilisée à La Tène C1 et à La Tène D1 regroupe sur 800 m² dix-sept sépultures à incinération. Elles s'organisent au nord et à l'ouest d'un enclos rectangulaire probablement ouvert à l'est qui abritait un bâtiment sur quatre poteaux. Ovales ou rectangulaires, la superficie des tombes varie de 0,66 à 5,70 m². Au moins quatre fosses possédaient un plancher, voire un coffrage et deux présentent des indices de tertre funéraire. Deux tombes quadrangulaires ont un caractère «aristocratique ».


Capturelicourt1.JPGTombe 3. Cl. Inrap.

 

Une a livré des ossements humains mélangés à des restes de trois ou quatre porcelets incinérés et d'un canidé (?) et un abondant mobilier dont les cerclages en tôle de bronze d'un seau, une paire de fibules en argent reliées par une chaînette et huit perles en os. Seule une tombe se caractérise par l'absence de restes osseux. Associés à du mobilier métallique dans cinq cas, ces restes osseux étaient dans trois cas attestés déposés dans des contenants en matière périssable, l'un de ceux-ci ayant été placé dans un coffre. Un éventuel canal à libation est signalé. Une tombe n'a pas livré de mobilier. Outre celui mentionné ci-dessus, le mobilier comprend 66 vases (1 à 10 vases par tombe), sept fibules, une agrafe et une boucle de ceinturon, deux perles en lignite, trois rasoirs dont un à pédoncule de bronze, une pince à épiler, une paire de forces, deux couteaux et deux anneaux.

 

Capturelicourt2

Fibules en argent Cl. A. Morel

 

Cette nécropole, localisée sur le territoire de Licourt, se situe à 70 m au sud-ouest d'une seconde nécropole contemporaine, localisée elle sur le territoire de Cizancourt. Fouillée en 1998 par Ph. Lefèvre, elle comprenait 15 fosses à incinération et une inhumation. Une incinération appartenant à un enfant âgé entre 7 et 13 ans, contenait le dépôt le plus important : 16 vases, un chaudron et sa crémaillère, un seau, une paire de forces, une faucille, un couteau en fer, trois anneaux en fer et deux offrandes animales.

 

Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 10:32

 

journaux012-copie-1

 

Ribemont-sur-Ancre.

Diagnostic L. Blondiau (INRAP) sur 9348 m² (2011).

 

Préalablement à l'aménagement d'un lotissement, L. Blondiau a effectué en 2011 un diagnostic sur 9348 m². Le site est localisé sur sur un versant de vallée sèche. Un enclos quadrangulaire (180 m²), ouvert au sud-est, est doté au nord-ouest d'une entrée large d'1,50 m et de quatre poteaux aménagés dans les angles. Une douzaine de tessons sont attribuables à la Protohistoire lato sensu. Une destination cultuelle peut être envisagée. Au sud de l'enclos, un fossé suivi sur 78 m (parcellaire ?) n'a pu être daté.

 

ribemont.JPG

Vue de l’entrée de l’enclos (cliché L. Blondiau, Inrap)

 

Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

Partager cet article
Repost0
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 14:40

journaux012

 

Une exposition à l'Historial de Péronne présente au grand public un épisode méconnu : l'utilisation d'un lance flammes de 19 mètres, arme secrète concue par les Britanniques
dont des vestiges ont été retrouvés en 2010 lors des fouilles de Mametz.

 

En savoir plus et voir la vidéo

 

Et aussi sur la guerre 14-18, consultez  les articles sur La Boisselle et les fouilles 14-18

Suivez les liens.

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 14:18

journaux012  Courrier picard du 18 juin 2011

 

 

La région n'a pas fini de livrer ses secrets à l'Anglais Peter Barton. Avec des experts, il a mis au jour un réseau de galeries souterraines, qui a la particularité d'avoir été utilisé pendant la première guerre mondiale, durant la bataille de la Somme précisément et d'avoir été successivement français, britannique et allemand....

Lire la suite...

 

 

fleurs-fleurs-coquelicot-00002

 

En complément, des vidéos  

Partager cet article
Repost0
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:02

journaux012-copie-1

Estrées-Deniècourt : Diagnostic de N. Descheyer (INRAP) sur 2,6 ha (2011).

 

R. Agache a détecté en 1963 une villa à longue cour rectangulaire orientée à l'est/sud-est. Un premier diagnostic a été effectué en 2007 par L. Blondiau en périphérie sud de celle-ci (dans la pars agraria ?). Un second vient d'être réalisé dans les parcelles situées au sud. Ce sont ainsi 3,5 ha qui ont été étudiés, malheureusement fortement perturbés par des bombardements et des aménagements de la Première guerre mondiale.


vue aérienne

La villa gallo-romaine. Cl. R. Agache, ministère de la culture et de la communication

 

Le premier diagnostic a permis d'observer de nombreuses structures gallo-romaines présentes sur une largeur d'environ 20 m. Deux puissants fossés orientés nord/sud, quatre fossés parallèles orientés nord-ouest/sud-est appartiennent à des enclos ou à du parcellaire.

 

Le diagnostic de N. Descheyer a mis en évidence un enclos de la fin de la période gauloise qui se développe hors emprise. L'occupation romaine, qui se superpose à la précédente, est matérialisée par trois fondations de craie, quelques fossés et des fosses, limités au nord par un fossé qui semble appartenir à un enclos partiellement observé. Le site semble abandonné vers la fin du IIe siècle ou au début du IIIe siècle. Un chemin, référencé sur le cadastre napoléonien, a été suivi en 2007 et 2011. Large de 5 m et bordé de fossés larges de un mètre environ, il est matérialisé par une série d'ornières parallèles. Une muche de la première guerre mondiale, servant d'abri souterrain aux soldats, se trouve dans l'angle sud-ouest de la parcelle. Cette période se caractérise également par le creusement de tranchées, de boyaux servant à relier les tranchées et par des impacts d'obus

 

Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.

Partager cet article
Repost0
22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:46

 

journaux012-copie-1

Guignemicourt : Diagnostic de L. Blondiau (INRAP) sur 2,6 ha (2011).


Un fossé parcellaire gallo-romain, orienté nord-est/sud-ouest a été suivi sur 150 m. Des tuiles romaines ont été recueillies en surface.

 

guignemi7 AH photo fosséVue du fossé. cliché INRAP


Extrait "Tahar Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule, la Somme", à paraître, 2011.



Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de association.ciras.over-blog.org
  • : Diffusion au grand public des résultats de la recherche archéologique, projections de documentaires, conférences, visites de sites et d'expositions, festival du film d'archéologie d'Amiens.
  • Contact

Nouveau site du CIRAS

Le Ciras a maintenant un site Internet pour compléter le blog! Venez nous rendre visite sur

http://associationciras.jimdo.com/

Recherche

cromagnon pt-21

Archives

Les archives du CIRAS

Dans les archives, retrouvez les séances de Cin'archéo, les conférences, les visites d'expositions classées par mois et par années.