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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:58

 

Canalisation de transport de gaz Loon-Plage à Cuvilly « Artères des hauts de France II ». Tronçon I de Béhencourt à Démuin. Diagnostic 2012, N. Deschyer, Inrap.

 

En 1997, un premier tracé avait fait l'objet d'opérations ponctuelles sur certaines zones définies en fonction des données de la Carte archéologique. A l'occasion du doublement de la canalisation, un diagnostic a permis de reconnaître l'ensemble du tracé. Le parcours a été scindé en quatre tronçons. Sur ce second tronçon, long de 21 km, 17 témoins d’occupations, s'échelonnant du Paléolithique à la période romaine, ont été mis au jour. Du nord au sud, nous avons :

 

Béhencourt

 

Site 18. Le site est localisé sur un versant. Une occupation de La Tène B2 est matérialisée, sur 160 m de longueur, par six fossés et six fosses. Des rejets fauniques, de la céramique et un fragment d’objet en fer ont été recueillis.

 

gaz.JPGCoupe d'un fossé. Cl. Inrap

 

Site 19. Le site est localisé sur un versant. Un habitat du Néolithique récent/Chalcolithique est matérialisé, sur 75 m de longueur, par un fossé surcreusé dans sa partie médiane, 4 trous de poteaux et 4 fosses. Une fosse a livré un abondant mobilier (23 pièces lithiques, 64 tessons issus de deux vases distincts, os, torchis et charbon).

 

Site 20. Le site est localisé en milieu de versant. Une occupation gallo-romaine est matérialisée, sur 140 m de longueur, par six fossés et cinq fosses. De la faune et de la céramique du Ier siècle après J.-C. ont été recueillies.

 

Site 21. Le site est localisé en milieu de versant. Une fosse isolée, dont le fonds est tapissé par une couche très charbonneuse, a livré des fragments de terre chauffée et trois céramiques dont une faisselle datables du Hallstatt D/début de la Tène ancienne.

Capture.JPGfosse1.JPG

Fosse. Cl. Inrap

 

Lahoussoye

 

site 22. Le site est localisé en haut de versant, en bordure sud de la voie romaine. Une structure excavée (fossé bordier ?) qui s’étend largement hors de l’emprise a livré des scories, de la céramique de la deuxième moitié du Ier siècle ainsi qu'un dépôt monétaire de 500 monnaies contenu dans un vase dont la partie supérieure a été écrêtée par les labours. Elles ont été frappées entre le règne de Vespasien et celui de Sévère Alexandre. La plus récente est un sesterce frappé en 226.

 

depot.JPG

Dépôt monétaire. Cl. Inrap

 

site 23. Le site est localisé sur le rebord de la vallée. Deux artefacts ont été recueillis dans des positions stratigraphiques distinctes. Un éclat cortical se trouvait, à 1,30 m de profondeur, dans un limon gris à structure polyédrique de type sol gris forestier qui aurait un âge compris entre 75 et 85 ka BP. Un racloir simple convexe réalisé sur un éclat Levallois issu d’un débitage bipolaire se trouvait environ 30 cm plus bas dans un limon gris. Cette industrie serait contemporaine du stade isotopique 5c aux alentours de 105 ka BP.

 

Site 24. Le site est localisé en haut de versant. Il est caractérisé par deux fosses non datées au comblement charbonneux et une sépulture à incinération très arasée de La Tène moyenne/finale. Outre l'amas osseux qui contenait une fibule, elle a livré trois céramiques et une fusaïole (?) en terre cuite et un anneau en fer.

 

incin.JPG

Vue de l'incinération. Cl. Inrap

 

Corbie.

 

Site 25. Le site est localisé sur un versant. Un sol isohumique de type steppique, contemporain de l’extrême fin du stade isotopique 5a (aux alentours de 74/71 ka BP) a livré trois artefacts lithiques. Lors de la première phase d’intervention réalisée en 1997, trois artefacts en position remaniée et un fragment de bois de cervidé artefacts avaient été découverts au sommet de ces limons, au contact avec le Bt eemien qui le surmonte.

 

corbie.JPG

Vue de la séquence stratigraphique. Cl. Inrap.

 

Site 26. Le site est localisé sur un versant. Dans un limon brun légèrement argileux a été recueilli, à 2,20 m de profondeur, un nucléus Levallois non patiné, de belle facture. Il témoignerait d’une occupation humaine aux alentours de 105 ka BP. En 1997, des artefacts avaient aussi été récoltés dans le sol gris-forestier sus-jacent et attestent de la présence d’une autre occupation humaine aux alentours de 85/80 ka BP.

 

À suivre.

 

Source : Tahar Benredjeb, carte archéologique de la Gaule, à paraître

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 09:25

journaux012-copie-1

Canalisation de transport de gaz Loon-Plage à Cuvilly « Artères des hauts de France II ». Tronçon I de Thièvres à Bavelincourt. Diagnostic 2012, L. Blondiau, Inrap (suite et fin)

 

Bavelincourt

 

Le site 15, localisé sur un versant, est caractérisé, sur une longueur d'une cinquantaine de m, par deux fossés et trois fosses dont l'une a livré quelques tessons du Haut-Empire.

 

fosse4.JPG

Fosse, cl. Inrap.

 

Le site 16 a fait l'objet d'une fouille en 1997. Elle avait mis en évidence, à mi-versant, un site matérialisé par une fosse oblongue(3,50 sur 2 m) ayant livré 129 artefacts en silex résiduels et 42 tessons datés pour certains du Bronze final/Ier Age du fer. A 60 m au sud de cette fosse, une dépression naturelle colmatée par des colluvions avait fourni une quarantaine de silex, un fragment de hache polie en grès, quelques tessons datés du Ier âge du Fer à la période romaine et une grande quantité de blocs de grès et des éclats de taille. Le diagnostic 2012 se caractérise, sur environ 120 m de longueur, par le même style d'indices (fosses, dépression, restes de débitage ? de grès).

 

gres.JPG

Blocs de grès, cl. Inrap.

 

Le site 17 a fait l'objet d'une fouille en 1997. Elle avait permis de mettre au jour deux noyaux d'occupation. Au nord, un parcellaire de la première moitié du Ier siècle apr. J.-C. est matérialisé, sur une cinquantaine de mètres, par deux fossés quasiment parallèles entre eux et distants de 20 m et un troisième qui leur est perpendiculaire. Deux fosses ont été localisées dans l'angle formé par deux des fossés. Le fossé le plus large (plus de 3 m), plusieurs fois remanié, représente une limite forte, encore marquée dans le paysage. La présence de petits nodules de limon vitrifié, accompagnés d'une scorie de bronze, pourrait témoigner d'une activité de métallurgie. 150 m au sud, un habitat de la fin du Bronze final IIIb ou du tout début du Ier âge du Fer s'étend sur une longueur de 80 m. Il est caractérisé par douze structures excavées, dont trois silos disposés en batterie. Le mobilier céramique reflète une fonction domestique. Le diagnostic 2012 n'a permis de mettre au jour qu'une fosse supplémentaire au niveau du parcellaire antique. Concernant le noyau sud, de nouvelles fosses ont été dégagées. Elles ont livré des fragments d’éclats de taille et, pour l'une d'entre elle, un bloc de grès comportant des traces de taille.

 

bloc.JPG

Bloc de grès, cl. Inrap.

 

Source : Tahar Benredjeb, carte archéologique de la Gaule, à paraître

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 18:19

 

journaux012-copie-1

 

Canalisation de transport de gaz Loon-Plage à Cuvilly « Artères des hauts de France II ». Tronçon I de Thièvres à Bavelincourt. Diagnostic 2012, L. Blondiau, Inrap (suite)

 

Arquèves

 

Le site 7, localisé sur le haut d’un versant, correspond à une occupation du Haut Empire qui s'étend sur environ 30 m. Elle est caractérisée par deux fosses d’extractions, une fosse et un fossé qui a livré de nombreux tessons et de la faune.

 

tranchee.JPG

Tranchée de diagnostic, cl. Inrap.

 

Toutencourt

 

L'emplacement du site 8 n'a pas fait l'objet d'un nouveau diagnostic en 2012. Une fouille archéologique réalisée en 1997 avait permis d'étudier, dans le tronçon parallèle du gazoduc, une occupation de La Tène moyenne (?) matérialisée par un fragment d'enclos, quelques fossés de drainage et quatre fosses. Parmi ces dernières, au moins une appartenait à une incinération. Son dépôt funéraire était composé de quatre vases. Le bloc osseux, déposé à même le sol, contenait deux fibules en fer. Des prospections ont livré quelques fragments de tuiles et 22 tessons des IIe-IIIe siècles qui peuvent provenir soit d'installations totalement arasées, soit d'une structure agraire isolée.

 

Le site 9 correspond à une probable ferme indigène de La Tène C qui a été fouillée en 1997. Quatre tronçons de fossés, trois fosses, un trou de poteau et trois incinérations fortement érodées avaient été mis au jour. Celles-ci contenaient chacune deux céramiques, mais seule l'une d'entre elles a livré un dépôt osseux. Le diagnostic 2012 a permis de circonscrire le site. Au centre, trois fossés et cinq fosses appartenant à la ferme ont été relevées sur 30 m de long. Trois fosses d’environ 0,35 m de diamètre dont l'une contenait du charbon de bois et des esquilles osseuses blanchâtres pourraient être des incinérations. Au nord et au sud, une occupation périphérique est matérialisée par au moins trois fossés de parcellaire, un silo d'environ 2,10 m de diamètre et une fosse. Un de ces fossés et le silo ont livré des tessons de la protohistoire ancienne.

 

fosse3.JPG

Fosse avec charbons de bois, cl. Inrap.

 

Le site 10 est localisé sur un promontoire. S'étendant sur une centaine de m de longueur, il est matérialisé par deux fossés et six fosses qui n'ont pas livré de mobilier.

 

 

Le site 11 est localisé sur le rebord du plateau. Une probable occupation est matérialisée par l'angle d'un enclos et un fossé distants de 20 m. Aucun mobilier datant n’a été retrouvé, mais ils sont probablement diachroniques.

 

Lesite 12 est localisé sur le replat d'un versant. Au nord, un silo isolé a livré des artefacts de terre cuite, du torchis, de la faune et quelques tessons attribuables à la Protohistoire. Un trou de poteau serait daté de La Tène lato sensu Cinq tronçons de fossés répartis de manière assez lâche sur 220 m de long doivent correspondre à un parcellaire de la période romaine.

 

silo.JPG

Silo, cl. Inrap.

 

Contay

 

Le site 13 est localisé sur un versant. Il est caractérisé, sur une longueur de 100 m, par plusieurs fossés, trois trous de de poteaux et deux alignements de plusieurs fosses quadrangulaires espacés d’environ 2 m dont la destination n'a pu être appréhendée. Les artefacts recueillis dans une des fosses indiquent une fourchette chronologique Néolithique-Protohistoire.

 

Contay.JPG

Fosse quadrangulaire, cl. Inrap.

 

Le site 14 est localisé en bas de versant. Il est caractérisé, sur 200 m de long, par quelques fossés parcellaires, deux trous de poteaux dont un a livré quelques tessons protohistoriques, un puits comblé au milieu du Ier s. ap. J.-C. et une fosse.

Puits, cl. Inrap.

 

À suivre

 

Source : Tahar Benredjeb, carte archéologique de la Gaule, à paraître

 

 

 

 

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 17:56

 

journaux012-copie-1

Canalisation de transport de gaz Loon-Plage à Cuvilly « Artères des hauts de France II ». Tronçon I de Thièvres à Bavelincourt. Diagnostic 2012, L. Blondiau, Inrap.

 

En 1997, un premier tracé avait fait l'objet d'opérations ponctuelles sur certaines zones définies en fonction des données de la Carte archéologique. A l'occasion du doublement de la canalisation, un diagnostic a permis de reconnaître l'ensemble du tracé. Le parcours a été scindé en quatre tronçons. Sur le premier, long de 17 km, 17 témoins d’occupations, s'échelonnant du Néolithique final à la période moderne, ont été mis au jour. Du nord au sud, nous avons :

 

Thièvres

 

Le site 1, localisé sur le haut d'un versant, une petite occupation gallo-romaine (IIe-IIIe s. ap. J.-C.) est matérialisée par deux fossés et deux fosses.

thievre.JPG

Fossé, cl.Inrap.

 

Thièvres/Marieux.

 

Le site 2, localisé sur le début d’un versant, correspond à un probable enclos fossoyé dont l'origine peut remonter à La Tène. Il abrite des trous de poteau qui témoignent de la présence d'un habitat.

fose1.JPG

Fossé d'enclos, cl. Inrap.

 

Marieux.

 

Le site 3 est un établissement rural du Haut Empire qui semble limité par deux fossés distants de 70 m. Une probable cave, un foyer et quatre fosses ont été observés.

 

Le site 4 comprend huit structures (4 fossés, fosse charbonnière et 3 fosses) réparties sans organisation apparente sur une longueur de 120 m. Cette occupation n'a pu être datée.


marieux.JPG

Charbonnière, cl. Inrap.

 

Marieux/Vauchelles-les-Authie

 

le site 5 avait fait l'objet d'une fouille en 1997. Elle avait porté sur un ensemble de structures attribuable à un établissement rural localisé sur le sommet du versant nord d’un vallon asséché : un réseau de fossés attribué à La Tène finale/Haut-Empire, un four aménagé dans l'extrémité d'un fossé et comblé au cours du IIIe siècle, une occupation des VIIIe-XIe siècles représentée par une ou deux fosses et les vestiges très arasés d'une probable construction en matériaux légers. Le diagnostic 2012 montre que l'établissement se développe sur une longueur de 210 m. Si quelques tessons trouvés dans les colluvions sont datables du premier âge du Fer-La Tène ancienne, l'occupation débute à La Tène finale pour se poursuivre au Haut Empire. Elle est matérialisée par une fosse d’extraction, des fossés, des trous de poteau, des silos, un foyer et des fosses dépotoirs. Aucune organisation apparente n'a été mise en évidence. Nous sommes ici probablement en périphérie d'une petite villa découverte en prospection en 1991.

 

fosse2.JPG

Fosse, cl. Inrap.

 

Vauchelles-les-Authie

 

Le site 6 est une occupation du Haut Empire peu étendue qui a été mis en évidence sur une longueur de 30 m. Des alignements de poteaux, des fosses dépotoirs et deux fossés parcellaires (?) ont été identifiés. Pas d'opération complémentaire.

 

vauch.JPG

Trou de poteau, cl. Inrap.

 

 

À suivre

 

Source : Tahar Benredjeb, carte archéologique de la Gaule, à paraître

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 16:35

 

journaux012

Buigny les Gamaches et Maisnières .

Diagnostic sur 1,5 ha, préalablement à l’aménagement d'un parc de quatre éoliennes

(V. Lascour, Inrap, 2012).

 

A Buigny les Gamaches, à l'emplacement de l’éolienne 3, une occupation de la Tène moyenne est caractérisée par une série de fossés et de fosses. La datation s'appuie sur quelques rares tessons.

 

Capture.JPGgamaches.JPG

Coupe d'une fosse. Cl.Inrap.

 

A l'emplacement de l’éolienne 2, un établissement rural gallo-romain est matérialisé par une série de petits enclos fossoyés quadrangulaires et quelques trous de poteau. Les tessons recueillis indiquent une occupation de la fin Ier-IIes. ap. J.-C.

 

g2.JPG

Coupe d'un fossé. Cl.Inrap.

 

A Maisnières, à l'emplacement de l’éolienne 4, un large et profond fossé antique, parallèle à la voie romaine, creusé immédiatement au sud de la Chaussée Brunehaut (voie romaine Amiens-Eu) pourrait être interprété comme un fossé bordier.

 

g3.JPG

Coupe du fossé de drainage de la voie

Cl.Inrap.

 

En périphérie sud de ce fossé, une occupation est attestée par plusieurs anomalies (mare ?), un fossé qui a livré une soixantaine de tessons en pâte claire et huit trous de poteaux.

 

Source : Tahar Benredjeb, Carte Archéologique de la gaule, département Somme, à paraître.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 00:00

 

journaux012

 

Thennes . Diagnostic sur 18800 m² préalablement à l’aménagement d'un lotissement

(E. Petit, Inrap, 2012).

 

A l'ouest de l'emprise diagnostiquée, une nécropole à incinération de la Tène C2/D1, d'une superficie de 150 m², pourrait avoir été limitée au sud par un ancien talus aujourd’hui partiellement rasé mais visible dans le paysage. Elle contient au moins une dizaine de sépultures dont une probablement « monumentale ». Celle qui a été partiellement testée dans son quart nord est datée de la Tène C2. Elle a livré, outre l'amas osseux appartenant à un jeune adulte qui était déposé dans contenant rigide en matière périssable, cinq vases. Vu la position de ces derniers, il pourrait aussi s'agir de deux sépultures se recoupant.

 

thenne.JPGIncinération partiellement fouillée. Cl.Inrap.

 

30 m à l'est, un bâtiment sur cinq poteaux de 10 m² abrite dans sa partie centrale une fosse.

 

Enfin, une dizaine de m au nord-est de ce bâtiment, un autre noyau funéraire pouvant contenir quatre sépultures à incinérations très arasées a été observé.

 

-p.JPG

Zone de sépultures. Cl.Inrap.

 

Source : Tahar Benredjeb, Carte archéologique de la Gaule, département de la Somme, à paraître.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 18:40

 

journaux012

 

Amiens. Diagnostic sur 1700 m², préalablement à l’aménagement du Campus Universitaire, Rue Baudelocque

(D. Gemehl, Inrap, 2012).

 

Le diagnostic, qui a été réalisé jusqu'à 4 m de profondeur, a mis en évidence que la parcelle concernée est caractérisée par un milieu marécageux de l’époque romaine jusque vers le XII-XIIIe s..

 

Une grande opération d’assainissement intervient au XVIe s., permettant d'utiliser les terrains comme jardins. On observe ensuite, jusqu’au XIXe s., des apports successifs de remblais d’exhaussement. Ces remblais contiennent une grande quantité d’ossements humains provenant d’un cimetière, probablement celui de l’Hôtel-Dieu, situé à proximité. On y a également recueilli, outre de la céramique, deux fragments de pipe en terre blanche du XIVe s. et un fragment de « sifflet a eau » ( ?) en forme de coq en pate rouge glaçurée datable du XVIe s.

 

Capture.JPGamiens.JPG

Les niveaux de remblais. Cl.Inrap.

 

 

C’est à cette époque que se rattachent des fondations et bas de murs, sans niveaux d’occupation associés, probablement la deuxième moitié du XIXe s. Une fosse contenait des ossements humains qui confirment la vocation de cimetière de ce secteur

 

amiens2-copie-1.JPG

Mur. Cl.Inrap.

 

 

Source : Rapport de diagnostic

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:59

 

journaux012

 

Ponthoile. Diagnostic sur 2,6 ha, préalablement à l’aménagement d'un lotissement

(A. Gapenne, Inrap, 2012).

 

Un enclos rectangulaire, qui s'étend hors emprise, a été reconnu sur une surface de 3550 m². Il est protégé par un fossé dont l'ouverture est large de 2 à 3 m. A l'intérieur, plusieurs fosses et une possible grande mare ou carrière(?) ont été observées. De nombreux ossements de chevaux témoignent de la particularité de l'occupation. celle-ci débute à La Tène moyenne, se poursuit jusqu’à La Téne finale, période à laquelle elle semble cesser pour reprendre aux Ier-IIe siècle ap. J.C.

 

ptl.JPG

Le fossé protégeant l'enclos. Cl.Inrap.

 

En périphérie nord-ouest de l’enclos, à l’extérieur de celui-ci, une zone d’habitat est enclose par un fossé, moins massif. La structure la plus significative est une grande cave d'environ 30 m².

 

Au nord-ouest de l’emprise, à une vingtaine de m. de l'enclos, une nécropole à incinération de La Tène C est limitée par un fossé large d’environ 1,30 m. Seules trois ou cinq sépultures très arasées ont été mises au jour. Les trois sépultures fouillés ont livré des céramiques (2 à 4) et une paire de forces en fer.

 

ptl2.JPG

Incinération. Cl.Inrap.

 

 

A l'est de l'enclos une incinération isolée de la deuxième moitié du Ier siècle/début du IIe siècle ap. J.C. a livré une bouteille en terra nigra qui servait d'urne funéraire.

 

Source : T. Benredjeb, Carte archéologique de la Gaule -Somme, à paraître.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:39

  journaux012

 

Le Courrier Picard

lundi 9 juillet 2012

 

Partenaires archéologiques

 

Une convention de partenariat culturel et scientifique a été signée entre Amiens-Métropole et l'INRAP vendredi matin pour valoriser et populariser notre patrimoine archéologique...

 

Capture.JPGpm.JPG

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 22:31
journaux012
Sur les traces des premiers peuplements européens à Etricourt-Manancourt

 

Communiqué de presse de l'INRAP

Publié le 6 juillet 2012 · Mis à jour le 9 juillet 2012
code opération : GB19914301

Depuis le mois d’avril, une équipe d’archéologues de l’Inrap met au jour à Etricourt-Manancourt, sur prescription de l’État (Drac Picardie), plusieurs occupations paléolithiques dont la plus ancienne remonte à 300 000 ans.
Ces recherches s’inscrivent dans le cadre des travaux préalables à la construction du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe par Voies Navigables de France (VNF). À l’emplacement du futur bassin de rétention du canal, une opération de diagnostic, réalisée par l’Inrap en 2010 sur 17 hectares, avait mis en évidence un niveau paléolithique. En 2012, une fouille de 3 200 m² est conduite pendant 4 mois.

Un riche gisement préhistorique

Le gisement de plein air d’Etricourt-Manancourt révèle aujourd’hui au moins cinq niveaux préhistoriques, s’échelonnant entre 300 000 et 80 000 ans. L’occupation la plus récente, il y a 80 000 ans, appartient à l’homme de Néandertal, et correspond à la phase récente du Paléolithique moyen (entre 130 000 ans et 40 000 ans). Une vingtaine de sites de cette période sont déjà connus dans le nord de la France.
Les deux niveaux suivants sont aussi l’œuvre des Néandertaliens et appartiennent à la phase ancienne du
Paléolithique moyen pendant une période interglaciaire, le Saalien entre 190 000 et 240 000 ans. Les découvertes de sites de cette époque sont rares et, dans le nord de la France, seules les fouilles de Therdonne en 1999 (aux environs de Beauvais) et de Biache-Saint-Vaast en 1976 (Pas-de-Calais) ont livré des gisements contemporains aussi bien préservées.
Enfin, le niveau le plus ancien, actuellement fouillé, est exceptionnel. Daté d’au moins 300 000 ans, il appartient à la culture acheuléenne du
Paléolithique inférieur. Les silex taillés retrouvés dans ce niveau ont été façonnés soit par les derniers Homo Heidelbergensis soit par les premiers Néandertaliens.
Le gisement d’Etricourt-Manancourt documente aujourd’hui l’histoire des premiers peuplements européens.

300 000 ans d’histoire, sept mètres de profondeur, des milliers de silex taillés

Profonde de sept mètres, la fouille révèle trois grands cycles climatiques où se succèdent périodes glaciaires et interglaciaires (l'Holsteinien le Saalien et le Weichselien). Des sols humifères, parfaitement conservés et vieux de 300 000 ans contiennent le niveau archéologique le plus ancien et le plus riche du site. Il a livré jusqu’à présent plusieurs centaines de silex taillés, dont l’outil phare de l’époque : le biface. Les nombreux bifaces aujourd’hui retrouvés ont été importés par les hominidés sur le site, puis abandonnés sur place, très certainement après utilisation. Ils ont dû servir de couteaux de boucherie, hypothèse qui devra être confirmée par une étude tracéologique. Les restes organiques (os et bois) n’ont malheureusement pas été préservés en raison de l’acidité des sols. Cependant, la répartition des vestiges et les études lithiques apporteront des éléments fondamentaux pour reconstituer les comportements et le mode de vie de ces premiers européens.

140 ans d’Acheuléen dans la Somme

En 1872, Gabriel de Mortillet créait le terme « acheuléen » pour qualifier les plus anciennes industries alors connues, découvertes à Saint-Acheul, un faubourg d’Amiens. La vallée de la Somme est une terre pionnière de la Préhistoire où œuvrèrent, dès le milieu du XIXe siècle, des figures emblématiques comme Jacques Boucher de Crèvecoeur de Perthes, Gabriel de Mortillet et Victor Commont.

140 ans après la création de cette culture acheuléenne, la Somme livre encore aujourd’hui à Etricourt-Manancourt de rares et précieux témoignages des origines du peuplement de l’Europe.

L’Inrap

Avec près de 2 000 collaborateurs et chercheurs, l’Inrap est la plus importante structure de recherche archéologique française et l’une des toutes premières en Europe. Institut national de recherche, il réalise la majorité des diagnostics archéologiques et des fouilles en partenariat avec les aménageurs privés et publics : soit près de 2 500 chantiers par an, en France métropolitaine et dans les Dom. Ses missions s’étendent à l’exploitation scientifique des résultats et à la diffusion de la connaissance archéologique auprès du public.

Aménagement

Voies Navigables de France

Contrôle scientifique

Service régional de l’archéologie (Drac Picardie)

Recherche archéologique

Inrap
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