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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:51

 

journaux012-copie-1

Nesle (Route de Ham). Diagnostic sur 9,7ha, préalablement à l’aménagement d’une ZAC(E. Petit, Inrap, 2011).

 

Malgré la superficie concernée, ce diagnostic n'a livré que peu de vestiges puisque seuls quatre portions de fossés (parcellaire ?) ont été mises au jour. L'un d'entre eux a livré un tesson de céramique gallo-romaine à pâte grise sableuse. Il pourrait être mis en relation avec une villa gallo-romaine qui se situe légèrement au sud-est.

fosse-copie-2

Fossé. Cl Inrap

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 17:23

 

journaux012-copie-1Péronne (ZI de la Chapelette). Diagnostic sur 7,2 ha, préalablement à l’aménagement d’une ZAC

(E. Petit, Inrap, 2011).

 

Ce diagnostic a permis de mettre en évidence deux noyaux d'occupation de la Tène moyenne/finale. Le premier, localisé dans l’angle sud-ouest de l'emprise, regroupe sur une cinquantaine de m², plusieurs trous de poteau et une grande fosse. Le second, à 120 m au nord-est du précédent, comprend, sur environ 300 m², un bâtiment de type « grenier » à quatre poteaux (8 m²). Dans l'environnement immédiat de ces occupations se trouve un silo qui a livré l'essentiel de la céramique recueillie sur le site.

Le site continue à être occupé à l'époque romaine. Un fossé rectiligne suivi sur 23 m a livré de la céramique LTD2-Augustéen et un puits une trentaine de tessons du milieu Ier/début période Flavienne


peronne.JPG

Silo cl. Inrap

 

Source : T. Ben Redjeb, Carte Archéologique de la Gaule – Somme, à paraître

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:53

journaux012

 

L'épave d'Epagne-Epagnette

 

plonge_marine014.gif

Cette épave a été découverte dans la Somme par Christophe Cloquier au cours d’une prospection subaquatique. Immergée à une profondeur moyenne comprise entre 2,50 m et 3 m, elle se présentait sur une quinzaine de mètres de long sous la forme d’une cargaison, apparemment en place, de tuiles plates et de tuiles « bombées ». L’épave est apparente sur une longueur totale de près de 11,75 m et sur une largeur moyenne d’environ 2 m.

 

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Préparation d’un relevé des vestiges architecturaux par un archéologue-plongeur (Photo ; E. Champelovier, DRASSM/Ministère de la Culture)



Une première campagne programmée d’évaluation de cette épave et de sa cargaison, a

 

été menée du 30 mai au 3 juin 2011 sous la direction d'Eric Rieth. Elle s’inscrit dans

 

le prolongement du programme de recherche interdisciplinaire sur les batelleries

 

fluvio-maritimes médiévales et modernes (direction Eric Rieth) et de la fouille programmée (2005-2010) de l’épave de la première moitié du XVesiècle EP1- Canche,

 

Beutin, Pas-de-Calais, et de son environnement nautique. Elle avait pour but de

 

localiser précisément et topographier le site, caractériser la morphologie et la

 

structure de la coque, évaluer l'étendue, la composition, l'organisation l’examen de la

 

cargaison de tuiles et recueillir des données susceptibles de dater l’épave.

 

ep2Vue in situ de l’allonge MB 50 et des bordages VR 51, VR 52 VR 53 (Photo : E. Champelovier, DRASSM/ministère de la Culture)


Les sondages ont permis de confirmer l’architecture à clin de l’épave, de définir

 

l’étendue et l’organisation générale de la cargaison de tuiles plates ( rangées de

 

champs) et faîtières (rangées verticalement), de fournir des premiers éléments de

datation – fin XVIIe-début XVIIIesiècle (étude dendrochronologique)-, de mettre en

 

évidence les différentes potentialités d’étude tant au niveau de l’architecture du

 

bateau et de sa cargaison qu’au niveau de son environnement nautique et du paysage

 

fluvial (lit majeur) auquel il est associé.

 

ep3.JPG

Rangées de tuiles plates à crochet vues de l’aval vers l’amont (Photo ; E. Champelovier, DRASSM/Ministère de la Culture)

 

Cette première campagne sera suivie d'une opération pluriannuelle (2012-2014) qui

 

permettra d'apporter des réponses aux nombreuses questions encore posées.

 

 

Source : ER. Rieth, rapport de sondage, 2011.


loisir-plongeur-13.gif





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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:13

124 (4)Reportage sur la dame de Villers Carbonnel avec Françoise Bostyn.

 

DSC07200

JT de FR3 Picardie du 14/12/2011

(Mettre le curseur sur 12'05)

 

cuisine 39

 

Pour la Science du 17/12/2011

La Dame de Villers-Carbonnel

Fouillé avant sa destruction pour la construction du canal Seine-Nord Europe, un village néolithique a livré une remarquable statuette féminine.

François Savatier
Dominique Bossut/INRAP
Dominique Bossut/INRAP

La Dame de Villers-Carbonnel vue de face, de profil et de dos. On note la couleur sombre due à la cuisson dans un four contenant des cendres. La statuette semble avoir été façonnée rapidement et assez grossièrement suivant des conventions de représentation du corps féminin sans doute familières aux habitants du village chasséen où elle a été retrouvée.

À voir aussi

A. Amposta/Inrap
A. Amposta/Inrap

Cette fosse en cours de fouille montre ce qui restait du four effondré qui a livré la statuette féminine.

Pour en savoir plus

L'auteur

François Savatier est journaliste à Pour la Science.

Pour savoir reconstituer le corps d'une femme à partir de morceaux épars dans la boue d'une fosse, il faut être... archéologue. C'est ce que vient de faire l'équipe de Françoise Bostyn, de l'INRAP, sur un site néolithique fouillé préventivement parce qu'il se trouve sur le tracé du futur canal Seine-Nord Europe : les chercheurs y ont découvert la Dame de Villers-Carbonnel, une statuette de femme qui surprend par son style abstrait.

Le site de Villers-Carbonnel remonte au Chasséen (4200 à 3500 avant notre ère), la culture du Néolithique moyen occidental (4500 à 3500 avant notre ère) produite par la fusion des courants de néolithisation danubien et méditerranéen. Présente dans le Nord de l'Italie, cette culture est très représentée en France, où l'on distingue le Chasséen méridional (Midi-Pyrénnées, Auvergne, Bourgogne, Languedoc, Roussillon, Provence, Rhône-Alpes) du Chasséen septentrional (Bassin parisien). Paysans pratiquant l'élevage (vaches, moutons, cochons etc.), les Chasséens produisaient un style caractéristique de céramiques et de pierres taillées et polies. Ceux de Villers-Carbonnel édifièrent sur la rive gauche de la Somme deux vastes enceintes successives, dont la plus ancienne protégeait d'un fossé et d'une palissade environ six hectares, tandis que la plus récente, une palissade flanquée par endroits de fossés, enclosait pas moins de 15 hectares. Cette dernière enceinte renfermait de nombreuses structures tels des bâtiments, des fossés, des trous de poteau, des fours…

C'est dans l'un de ces derniers (voir la photographie), effondré, que les archéologues ont retrouvé les fragments d'une statuette de femme, qui s'est révélée entière après remontage. Haute de 21 centimètres, la Dame de Villers-Carbonnel a été modelée à partir d'une plaque d'argile rectangulaire. Comme il est fréquent chez les Vénus de la préhistoire, les fesses sont proéminentes. Les hanches larges et accentuées amplifient le contraste entre la partie inférieure du bassin et la taille étroite et fine. Si le sexe n'est pas représenté, les seins le sont par deux petites boules de pâte légèrement étirées. Esquissés par deux bourrelets au niveau des épaules, les bras ne sont pas réellement figurés, ni les mains, tandis que la tête, très stylisée et sans visage, est figurée par un simple cône.

De nombreuses cultures du Néolithique ont produit des statuettes féminines, dont l'unité stylistique suggère un fond culturel commun d'origine méditerranéenne. Toutefois, le Néolithique moyen en a livré assez peu, ce qui fait l'intérêt de la Dame de Villers-Carbonnel. À cause de leurs formes généreuses, les archéologues ont souvent vu dans ces statuettes une représentation symbolique de la fertilité de la nature par allusion à celle de la femme. Pour autant, les lignes pures, quoique asymétriques de la Dame de Villers-Carbonnel, participent plutôt d'une abstraction du corps féminin. À quoi correspondent-elles ? À un jouet d'enfant ? Probablement pas, étant donné la fragilité de la statuette. Ou encore, comme le pensent souvent les archéologues, à une représentation religieuse, par exemple de déesse ? C'est possible, puisqu'il en existe ailleurs dans l'aire chasséenne. Une représentation votive (pour souhaiter du mal à une ennemie en maltraitant sa statuette) semble peu probable. Quoi qu'il en soit, le style de la statuette rappelle celui des représentations du corps féminin trouvées en Normandie, en Île-de-France et dans le Sud de la Picardie, bref au sein de l'aire des Chasséens septentrionaux. Là, il semble bien qu'une certaine façon de représenter le corps féminin – et peut-être d'attribuer de l'importance aux femmes –  caractérise une population particulière. Cela mis à part, une seule chose est certaine: le corpus des Vénus néolithiques vient de s'enrichir d'un remarquable exemplaire.

 

 

logo CIRAS-copie-1


"Les Gaulois, une expo renversante" à la cité des sciences

Témoins d'un mode de vie élaboré et de savoir-faire spécifiques comme en attestent les vestiges qu'ils nous ont légués les Gaulois investissent la Cité des sciences et de l'industrie à Paris jusqu'au 2 septembre 2012. Une exposition qui contredit plusieurs siècles de mythologies sur les Gaulois. cette exposition s'appuie largement sur des découvertes réalisées dans la somme et sur le travail des Ambiani.

exp-gaulois.jpg

Reportage FR3 du 15/12/2011

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:29

indexhibou

Conférence de Gilles Prilaux vendredi 9 décembre : l'archéologie de la Grande Guerre

 

Quelques images...

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Prochaine séance de Cin'archéo : vendredi 6 janvier 2012

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 18:51

journaux012-copie-1Une Vénus préhistorique découverte sur le canal Seine Nord

(Libération, 8 décembre 2011)

 

venus.JPG

Les archéologues de l'INRAP qui fouillent le tracé du canal Seine Nord europe ont découvert une magnifique statuette de Vénus datant du néolithique....

Lire la suite

 

cuisine 39

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 19:06

tournage-14La lettre du onzième festival du film

d'Archéologie n°6

 

Pour voir les documentaires parvenus du 28 novembre au 5 décembre 2011, cliquez ici.

 

Par exemple...


La route des amphores, une histoire de la conquête des gaules

amphores.JPG

 

Angkor - l'aventure du Baphuon

angkor.JPG

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 16:29

Les fouilles de la citadelle

 

Samedi 3 Décembre une visite des fouilles de la citadelle a été organisée pour le CIRAS.

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Avant la transformation de la citadelle en campus universitaire (prévue en 2015), des fouilles sont menées depuis le 5 octobre dernier par le service archéologique d'Amiens métropole.

 

Malgré la pluie, une trentaine d'adhérents du CIRAS sont venus pour cette visite commentée par Yves Le Bechennec.

 

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Les premières occupations, de type rural, remontent au début du 1er siècle de notre ère. Elles sont matérialisées par des silos , des selliers et des structures d'habitat.

Au IIIè siècle, le secteur est occupé par une nécropole à inhumation. Les sépultures, probablement disposées en rangées, sont orientées Est-Ouest. On remarquera la profondeur de l'une d'entre elles : environ 3mètres. Le mobilier funéraire comprend des céramiques et des verreries (fioles à parfum, barillets frontiniens).

DSC07101

Vue générale des fouilles

 

Au Moyen-Age et à la période moderne le secteur est livré aux carriers qui exploitent abondemment la craie et le calcaire disponibles.

 

C'est en 1531 qu'est aménagée la citadelle dont le rôle militaire ne s'achèvera qu'à la fin du XXè siècle.


Les fouilles vont durer jusqu'en octobre 2012. D'ici là, plusieurs journées portes ouvertes seront organisées.

logo CIRAS-copie-1

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:18

 

journaux012-copie-1

Amiens (rue Gaulthier de Rumilly).

Diagnostic sur 6138 m², préalable à un projet immobilier (J.-F. Vacossin, Inrap, 2011).

 

Dans ce secteur situé à la périphérique sud de la ville antique d’Amiens, le diagnostic a permis de mettre au jour une fosse gallo-romaine comblée dans les années 40-60 ap. J.-C.. Elle a livré un abondant mobilier (céramique, faune, coquillage, coquille d’oeuf, arête de poisson, fibule, etc).

Toutes les autres structures découvertes sont liées a la démolition des anciens bâtiments (mur, canalisation, égout, fosse, cave).

 

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La fosse gallo-romaine

 

 

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fibule gallo-romaine

 

Source : rapport de diagnostic (S.R.A. Picardie)

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:11

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Le dépôt monétaire de Rue (T.Ben Redjeb)

Gordien III

 

gordien-image.jpg
I. Les monnaies de Gordien III (225-244) (1811 exemplaires).


Marcus Antonius Gordianus ou Gordianus Pius, petit-fils par sa mère de Gordien Ier et neveu de Gordien Il, reçut en 238, à douze ans, le titre de césar. Après la mort de son aïeul et de son oncle, il fut reconnu comme empereur par le Sénat, malgré son jeune âge, en même temps que Maxime Pupien et Balbin.  Lire la suite

 

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