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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 19:02

indexhibou

 

CONF’érence
15 JUIN 2012

 

UNE DÉCOUVERTE EXCEPTIONNELLE POUR L’ARCHÉOLOGIE DE LA GRANDE GUERRE :

LA FOUILLE DE LA GALERIE ALLEMANDE DU KILIANSTOLLEN À CARSPACH EN ALSACE


La prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 15 juin (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida, 61 rue Saint- Fuscien). Elle sera animée par Michaël Landolt, archéologue au Pôle d’Archéologie Interdépartemental Rhénan à Sélestat (Bas-Rhin).

 

Capture.JPGcrps.JPGLe site du Kilianstollen a pu être fouillé dans le cadre d’une fouille archéologique préventive en 2011. Sur le flanc de la colline du "Lerchenberg », la galerie se situe au niveau de la première ligne de front allemande, fixée à l’ouest d’Altkirch entre 1914 et 1918. Il s'agit d'un abri souterrain de grande capacité (capacité théorique de 500 soldats), construit entre 1915 et 1916, où les soldats qui occupaient les tranchées de première ligne pouvaient trouver refuge en cas de bombardement. Des recherches dans les archives allemandes ont permis de retrouver plusieurs documents concernant la construction de la galerie qui complètent les observations de terrain. La galerie orientée nord/sud, parallèle aux tranchées, mesure environ 125 m de long, 1,10 m de large pour 1,70 m de haut. Elle a été construite en sape horizontale à une profondeur située entre 3,5 et 6 m selon les techniques de travail minier.


L’historique régimentaire du Reserve Infanterie Regiment 94 et les Journaux de Marche et d’Opération de l’Armée Français nous renseignent sur les évènements du 18 mars 1918 : l'artillerie allemande pilonne le matin les lignes françaises à l’aide d’obus à gaz, puis l’après-midi, l’artillerie française concentre ses tirs sur l’Ouvrage Bulgare où se situait le Kilianstollen. La plus grande partie de la 6e Compagnie du 94e Régiment d'Infanterie de Réserve allemand trouve alors refuge dans la galerie considérée comme sûre. Après avoir essuyé trois tirs successifs, la partie sud de la galerie où la couche de terre est la plus mince, s'effondre. Trente-quatre soldats sont ensevelis et dix  opération de sauvetage afin de libérer les hommes bloqués dans la galerie mais les recherches sont vite interrompues à cause des contraintes techniques. Dans l’état actuel de la documentation de fouille, il s’avère que la galerie à cédé au niveau de deux points de fragilité. Les vestiges de l’opération de secours ont également été mis en évidence. Certains tronçons non effondrés ont en effet fait l’objet d’un étaiement permettant la consolidation de la galerie. Les vingt-et-un disparus ont quant à eux pu être retrouvés.


Parallèlement aux informations sur la construction, l’architecture et l’organisation d’un abri collectif allemand de la Première Guerre Mondiale, de nombreux éléments sur la vie quotidienne du combattant pourront être tirés de cette fouille. Par exemple, l’étude d’un très gros dépotoir de première ligne apporte des informations inédites qui alimenteront de nouvelles problématiques historiques. De même, dans le cadre de l’étude des uniformes, l’étude individuelle du mobilier retrouvé en association avec chaque disparu permettra de mettre en évidence des adaptations parfois non réglementaires et d’approcher une réalité parfois partiellement éloignée de la vision réglementaire généralement présentée dans les musées.

 

L’étude pluridisciplinaire qui découlera de la fouille constitue déjà véritablement une importante opportunité méthodologique. La fouille du Kilianstollen est un véritable laboratoire expérimental où l’archéologue pourra
réfléchir sur les méthodes utilisées pour la compréhension de sociétés plus anciennes (anthropologie, quantification du mobilier…). Enfin, les nombreuses observations taphonomiques, réalisées sur des types de matériaux diversifiés (bois, cuirs, textiles, matériaux composites…) pourront être utiles aux archéologues et aux professionnels de la restauration.

 

logo CIRAS-copie-1CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES DE LA SOMME
Correspondance : 5 rue Henri Daussy. 80044 Amiens cedex
mel : f.payen@orange.fr
Blog internet : http://www.associationciras.org/

 

Pour préparer la conférence :

 

Un article :

 

Aspach-Carspach. Lerchenberg et Lerchenholz (Haut-Rhin) : découvertes archéologiques sur la première ligne de front allemande (1914-1918) par Michaël Landolt (Archéologue, PAIR, UMR 7044)1, Emile Decker (Conservateur du Musée de la faïencerie de Sarreguemines), Céline Leprovost (Archéologue, PAIR), Frank Lesjean (Conseil Général de la Marne) et Olivier Putelat (Archéozoologue, PAIR, UMR 7041) : cliquer ici :

Aspach-Carspach
Lerchenberg et Lerchenholz (Haut-Rhin) : découvertes archéologiques sur la première ligne de front allemande (1914-1918)"

 

 

Quelques reportages vidéo

 

6/10/2011

 

 

13/10

 

 

 

15/10

 

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